Un vision long terme pour le développement durable
La vision à long terme comprend les objectifs poursuivis à long terme par le gouvernement fédéral dans les politiques qu’il mène. Elle chapeaute le cycle de plans et rapports de développement durable instauré par cette loi. Elle sert de cadre de référence aux activités de la Commission interdépartementale de développement durable, du Service public fédéral de programmation développement durable et du Bureau fédéral du plan. Elle fixe également un ensemble d’indicateurs permettant de rendre compte de l’atteinte de ces objectifs. Cette vision à long terme vise notamment à répondre aux engagements souscrits par la Belgique aux niveaux international et européen.
Cette vision à long terme est en cours d’élaboration. A la fin du mois de mars, elle sera transmise au Ministre du Développement Durable. Le gouvernement adoptera ensuite le projet avant de l’envoyer pour débat au Parlement.
Un cycle d’apprentissage de cinq années
La concrétisation de cette vision à long terme s’effectue progressivement sur un cycle d’apprentissage de cinq années. Cela signifie qu’à chaque cycle, on définit des actions et des mesures qui permettront d’évoluer de la situation actuelle vers la situation souhaitée pour 2050. Ces actions sont mise en œuvre et ensuite évaluées. Cette évaluation sert de base à un nouveau cycle de cinq années. Cette méthode de travail par cycle a pour effet que les décisions prises peuvent sans cesse être optimisées et adaptées en fonction des changements de contextes. L’expérience et les connaissances accumulées sont ainsi mises à profit pour améliorer chaque cycle et pour définir de nouvelles actions à mener et de nouvelles mesures à prendre.
Cette organisation de préparation des politiques a été instaurée par la loi du 5 mai 1997 portant sur la coordination de la politique fédérale en matière de développement durable. À l’époque, la Belgique a été un des premiers pays européens à posséder un tel cadre institutionnel permettant de mener une politique de développement durable de manière intégrée. Il s’agissait d’ailleurs d’une conséquence directe des engagements qui avaient été pris par la Belgique à Rio de Janeiro lors du « Earth Summit » des Nations Unies en 1992.